Départ pour la pêche
Le soir arrive, il est temps d'aller jeter un oeil...
Berceuse de la mer
Dominique Simonet est venu à la poésie après avoir accumulé des images et des mots dans sa tête tout au long de sa vie de travail. J'ai découvert ce texte dans le recueil Le bonheur n'a pas filé... qui a été récompensé par le prix Paul Fort organisé par l'association des "poètes du dimanche".
Les mots sont simples et coulent, amenant au calme de la berceuse. C'est un petit instant de voyage vers la mer apaisée, un petit instant de douceur...
Dis, parle-moi la mer,
Des rochers, des galets et des plages de sable,
De tes rouleaux d'écume en bracelets d'argent,
De la douceur du soir quand se brise la houle
Dans un rayon de lune.
Dis, parle-moi la mer,
Des poissons, coquillages, couleurs et multitudes,
De ces îles peuplées d'oiseaux de paradis,
Des étoiles éclatantes que ton miroir attire
Dans le pays des songes.
Dis, parle-moi la mer,
Du vent et des tempêtes en colères infernales,
Des bateaux en péril sur le creux de tes vagues,
Des marins chahutés, ballotés par la mort
Dans le fond de la nuit.
Dis, parle-moi la mer,
Des arcs-en-ciel de paix, des couchers de soleil,
De la fuite des jours et ces temps d'autrefois,
Des folles aventures que tu portas souvent
Dans ton berceau d'amour.
Dis, berce-moi la mer,
De ton chant incessant, envoûtant, inlassable...
Etendu sur la grève et sous le firmament,
Je veux fermer les yeux, dormir près du bonheur
Dans l'infini du rêve !
À mon cotre Le Négrier
Tristan Corbière, poète maudit, qui a si bien écrit sur la Bretagne, et dont ce poème tiré de la partie Gens de Mer du recueil Les Amours jaunes, est plein d'images profondes et de sensations qui n'existent que lorsque l'on est à la voile.
Vendu sur l’air de "Adieu, mon beau Navire !…"
Allons file, mon cotre!
Adieu mon Négrier.
Va, file aux mains d’un autre
Qui pourra te noyer…
Nous n’irons plus sur la vague lascive
Nous gîter en fringuant!
Plus nous n’irons à la molle dérive
Nous rouler en rêvant…
– Adieu, rouleur de cotre,
Roule mon Négrier,
Sous les pieds plats de l’autre
Que tu pourras noyer.
Va ! nous n’irons plus rouler notre bosse…
Tu cascadais fourbu ;
Les coups de mer arrosaient notre noce,
Dis : en avons-nous bu!…
– Et va, noceur de cotre!
Noce, mon Négrier!
Que sur ton pont se vautre
Un noceur perruquier.
…Et, tous les crins au vent, nos chaloupeuses!
Ces vierges à sabords!
Te patinant dans nos courses mousseuses!…
Ah! c’étaient les bons bords!…
– Va, pourfendeur de lames,
Pourfendre, ô Négrier !
L’estomac à des dames
Qui paîront leur loyer.
…Et sur le dos rapide de la houle,
Sur le roc au dos dur,
À toc de toile allait ta coque soûle…
– Mais toujours d’un œil sûr! –
– Va te soûler, mon cotre :
À crever! Négrier.
Et montre bien à l’autre
Qu’on savait louvoyer.
…Il faisait beau quand nous mettions en panne,
Vent-dedans vent-dessus;
Comme on pêchait!… Va : je suis dans la panne
Où l’on ne pêche plus.
– La mer jolie est belle
Et les brisans sont blancs…
Penché, trempe ton aile
Avec les goëlands!…
Et cingle encor de ton fin mât-de-flèche,
Le ciel qui court au loin.
Va! qu’en glissant, l’algue profonde lèche
Ton ventre de marsouin!
– Va, sans moi, sans ton âme;
Et saille de l’avant!…
Plus ne battras ma flamme
Qui chicanait le vent.
Que la risée enfle encor ta Fortune*
En bandant tes agrès!
– Moi : plus d’agrès, de lest, ni de fortune…
Ni de risée après!
…Va-t’en, humant la brume
Sans moi, prendre le frais,
Sur la vague de plume…
Va – Moi j’ai trop de frais. –
Légère encor est pour toi la rafale
Qui frisotte la mer!
Va… – Pour moi seul, rafalé, la rafale
Soulève un flot amer!…
– Dans ton âme de cotre,
Pense à ton matelot
Quand, d’un bord ou de l’autre,
Remontera le flot…
– Tu peux encor échouer ta carène
Sur l’humide varech;
Mais moi j’échoue aux côtes de la gêne,
Faute de fond – à sec –
Roscoff. – Août.
*Large voile de beau temps
Fin d'orage
Le fleuve a retrouvé son apparence lisse, ses reflets et le lent passage des péniches, le calme sous la menace.
Kristiansand
Découvrir un paysage depuis un hublot d'avion est toujours un plaisir, suryout quand le soleil voilé se laisse aller à des couleurs un peu étranges...
Moteur
Mercedes ne se contente pas de faire des classes A, B, C, etc... il lui arrive aussi d'équiper les bateaux avec de belles mécaniques rutilantes de 1500kW.
klink båt
En Norvège on trouve dans beaucoup d'endroits des bateaux réalisés avec des bordages à clins et j'ai entendu une histoire assez sympa pour expliquer comment ce nom est venu. Le klink båt est un bateau traditionnel dont les bordées se recouvrent suivant une technique répandue par les vikings sur laquelle on trouve deux pages en anglais et en norvégien sur Wikipédia.
Les assemblages sont faits à base de clous et de rondelles de blocage, et lors de l'assemblage au marteau, le son métallique fait "klink", d'où le nom.
Merci à Øyvind pour m'avoir raconté ça.
Ancien dans le nouveau...
... ou comment une rénovation peut intégrer le paysage
Sous la vague
Il en est ainsi depuis l'aube des temps, les roches sont façonnées par la rage inlassable de la mer, qui envoie ses vagues de fin de tempête s'éclater sur le granit dont la mémoire s'érode peu à peu.
Communiquer
Antennes pour garder le lien avec la terre...
Guillemer - Escale
Troisième album de Guillemer paru en 2000 chez l'Oz Productions, Escale est remarquable par la qualité des textes, des compositions et la variété des rythmes.
On retrouve d'excellents musiciens Pierre Cosmao et Claude Briant déjà présents aux guitares et aux voix sur les 2 albums précédents (Lettre d'Islande et De Brest à Douarnenez), rejoints par Rémi Martin, accordéoniste magicien, pour accompagner Hervé Guillemer.
Certains textes comme Fils des vents, La course du thé chantent la Bretagne et les temps anciens de la marine à voile, d'autres sont plus personnels comme Brisants ou Tourmence en déferlantes. Tous placent l'écriture et souvent la poésie au coeur des chansons d'Hervé Guillemer, c'est ce qui en fait de petites perles qui restent gravées en mémoire.
Un disque attachant que tous les amoureux de la mer doivent posséder.
Gris sur Penmarc'h
Penmarc'h ou l'impassible silhouette découpant le ciel gris de ses pointes acérées.
Orange en hiver
Un peu de chaleur alors que le -10°C est courant. Pour cela, pas besoin de logiciel sophistiqué pour trouver des couleurs éclatantes en dégradé, il suffit d'un peu de soleil, de trois doigts et d'un objectif amical.
La Torche
Début d'année au soleil de Bretagne, pour savourer l'harmonie des coloris de vert et bleu.
Sable et eau
Une vague qui devient bouillonnement de boue...
Rade sereine...
d'après-midi...
de soirée.
Rade en perspective
Le soleil se joue de l'oeil, faisant naître un drapeau gris sur la hampe improvisée d'un espar tribord. Le champ se joue de l'oeil en construisant un empilage improbable fait d'une barre d'immeubles protégée par un rempart d'arsenaux, le tout posé sur un parc à moules.
Vague de sillage
Les vagues d'étraves sont cruelles et belles, la mer se fend et s'écarte, comme une étoffe dont le liseré blanc marque la déchirure.
Les vagues d"étrave sont plus douces, elles étalent les remous de l'hélice et strient la mer d'ondulations régulières dont la crête dentelée souligne l'élégance. Vues de plus près elles ressemblent à d'éphémères et minuscules chaînes de montagnes. Chaque objet flottant qui vient à les croiser se prend à tressauter comme pris d'une soudaine danse de Saint Guy.
Lunettes bleues
Regard froid derrière des lunettes bleues sorties d'on ne sait où, comme pour mieux scruter le passant attardé, éviter que ses pensées ne s'égarent ou ne dérivent vers d'incontrôlables régions.
Quai des brumes - Bienvenue à bord
Quai des Brumes a enregistré cette album en 2009, on y retrouve les chansons traditionnelles classiques bien connues des amateurs et également des chansons du répertoire normand.















































