28 septembre 2009
Ruines
A l'aube du prochain siècle, le crépuscule s'étend sur les ruines du temples de Diane. L'ombre de la chasseresse est toujours maîtresse des lieux mais sa terre n'a plus rien à lui offrir, ne restent que vieilles carcasses rouillées sous l'oeil impavide des guerriers pétrifiés ...un des nouveaux collages de Santa.
12 juillet 2009
Liberté
Faisant suite à une visite de l'atelier de Gérard Pons au Castellet, voici un court poème, comme un écho à "J'écris ton nom" de Paul Eluard. L'auteur donne ce texte à chaque fois qu'il le peut, surtout lorsqu'il parle de poésie aux enfants. Quoi de plus libre que la poésie ?
Quoi de plus cher à défendre alors que son espace se réduit chaque jour, même dans nos pays dits démotratiques, mais obnubilés par les discours bien-pensants et moralisateurs qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Chaque jour amène ses mauvais exemples de dérive répressive au nom de... on a le choix... des victimes, de la sécurité, de la bienséance, du principe de précaution, de l'émotion, des tartes à la crême et finalement des coups de pied au cul qui se perdent alors qu'ils devraient botter le postérieur de ces politiciens communiquants qui n'ont de cesse que nous berner pour garder leur part de gâteau, servie par leurs potes aux manettes du bateau ivre de l'économie de marché.
Bâillonnée
Liberté
ton ultime refuge
est dans les yeux
Bafouée
Liberté
il suffit d'un regard
pour créer l'espérance
Au-delà de tout
Liberté
c'est en fermant les yeux
que l'on te perd
Liberté
08 juillet 2009
Chouette 'tit bout de métal
Façon particulière de découvrir une eau forte de Gérard Pons, la plaque gravée où l'image en miroir qui retiendra de l'encre avant de la redéposer sur le papier pressé.
26 avril 2009
Chemin du littoral
Un nouveau poème de Gérard Pons, avec pour illustration la photo d'une de ces fenêtres voilées qui parsèment les façades décrépites.
Cousines, les mouettes d’Anvers
et celles du Pirée
jouent à promener la mer
sur des quais de suif.
De fenêtres sans voiles
s’élèvent quelques musiques
cosmopolites
qui scandent la démarche
chaloupée des gens de mer.
Les reflets du temps
rident des immeubles vétustes.
Ce sont les ombres différentes
d’un même soleil
qui engloutissent
la fuite du temps
…d’une escale.
15 mars 2009
Bagatelles
Sur le fil, sur les cordes d'une guitare aux formes généreuses les notes s'égrenent tendrement, sensuellement et Gérard Pons les a capturées pour les offrir au temps.
06 mars 2009
La Mer
Un poème tiré du recueil "Chants de Mer" de Pierre Osenat, publié en 1964 chez Armand Henneuse, Editeur. C'est le poème qui commence le chapitre appelé les Amants de la Mer, précédé d'une courte épigraphe.
"Poètes de la mer accordez votre lyre
La mer exige une âme et refuse des vers
Elle est source de cris, promesse de délires
Elle attend le sacré du cœur de l'Univers.
Un premier sortit de la ronde
Se dressa
Droit dans la mémoire du monde
Il récita"
Veuve tôt consolée des marins engloutis
Lasse d'avoir poussé sa houle interminable
La mer tout en frissons s'assoupit sur les sables
Où la vague a couché son corps appesanti.
Quand l'aube vers le jour roule son clapotis
La mer est neuve et lisse, étale, impénétrable
Et sereine, ayant tu sa clameur indomptable
Offre sa bouche bleue au baiser consenti.
L'embrun de tout remords a lavé mon visage
L'étrave de mon cœur ouvre un tendre sillage
Et vogue au rendez-vous donné par le soleil.
Je jette mes filets dans les eaux scintillantes
Et ramène mêlé aux algues ruisselantes
Comme un rêve oublié, un pan de ciel vermeil.
23 janvier 2009
La physicienne
Encore un collage époustouflant de Santa, qui ne cesse de nous faire rêver. La fée des 4 éléments nous fixe de ses yeux étranges pour sonder notre âme.
16 novembre 2008
En marge du Vendée Globe…
Un texte du poète varois Gérard Pons qui met en relief la différence profonde qui peut exister entre terriens et marins, une certaine opposition entre la sécurité et l'aventure, l'investissement et la découverte.
Mais pour les marins l'apparente légèreté de la vie s'effacera bien vite dans la fureur des éléments.
J'ai trouvé que ce poème pouvait parfaitement servir d'introduction au tableau ci-contre, de Dominique Maillochon, peintre d'Argenteuil, qui s'est inspiré du Vendée Globe et à parfaitement utilisé sa technique au couteau pour recréer l'ambiance et la force de la mer en furie.
Il me héla, me proposa d’embarquer.
Le bateau balançait
entre le quai et la bouée.
Comment partir,
une main sur la charrue,
les yeux dans le soleil,
le cœur en émoi ?
Marin il n’avait
qu’un sac d’oublis et de lointains
dans lequel ne pesaient ni le passé
ni le futur.
A cet instant
nous ne partagions, le marin et moi,
que le présent.
Mais déjà, j’avais semé et j’espérais,
soucieux de ne pas indisposer le ciel.
Mes heures étaient lourdes de sens
et le poids des nuages
lestait chacun de mes pas.
Il me héla encore, me proposant d’embarquer.
C’est l’instant que saisit la pluie
pour me fixer au sol.
Sur la mer le grain fut sans effet…
Son sourire amusé fut la dernière image
que je gardais de lui
alors qu’il larguait les amarres.
12 novembre 2008
Les laveuses d'huîtres
Au début du XX° siècle la côte du Nord de la Bretagne a fourni des contingents de pêcheurs qui s'embarquaient pour des campagnes à Terre-Neuve ou en Islande. Les femmes restées seules pendant de longs mois assumaient le travail quotidien et se sont ainsi émancipées. A Cancale on trouve devant l'église Saint Méen une image saisissante de cette période difficile sous forme d'un bronze du sculpteur Jean Fréour représentant deux laveuses d'huîtres. L'attitude et l'expression de ces deux femmes dignes et un peu tristes sont superbement rendues.
02 novembre 2008
Atelier d'écriture Zulma
Les éditions Zulma proposent des jeux littéraires qui donnent des résultats surprenants.
Le songe de la porte de feu
Alors tu oublieras le ciel et les étoiles. Car l'océan qui gronde s'ouvrira devant toi comme une promesse d'adieu au pâle monde des hommes. Son écume étincelante sous l'éclat de la lune révèlera les danses macabres devant les portes de l'Enfer. Tu quitteras la Terre pour traverser ce pont vers l'ombre et l'orage te servira de guide. A ton arrivée tu ne verras que la queue fourchue du dragon fouettant l'air en guise de menace. L'histoire de ta vie n'aura pas plus de sens qu'un livre ouvert au hasard, aussi incompréhensible que des instructions secrètes dont tu n'aurais pas la clef. Enfin telle une mince ligne de lumière dans la froide obscurité elle t'apparaîtra. Sa mince silhouette se matérialisera peu à peu et dans la profondeur du temps tu percevras des litanies de mendiant. Elles s'élèveront dans le labyrinthe de tes rêves, ceux qui te mènent de planète en planète, tels des passerelles entre les mondes irréels et la brutale vérité de la douleur fulgurante qui traverse ton corps, cette blessure de l'âme à jamais maudite. L'aventure de ton destin s'arrêtera là car tu n'auras pas cherché à le transcender.






















