07 octobre 2009
Mâts
Quel délicieux pouvoir que celui du vent, déformer d'une risée la réalité du miroir de l'eau pour engendrer des reflets éphémères et subtils qui nous font percevoir l'étrangeté des choses...
16 septembre 2009
Brûlure du couchant
C'est incroyable comme le soleil peut embellir les paysages, en usant de couleurs irréelles.
11 septembre 2009
Quitter le port
10 septembre 2009
Semblant d'arbuste
Un arbuste de bois flotté, oscillant au gré de la houle d'Atlantique qui vient frapper les galets du Cap de Bonne Espérance.
18 juin 2009
L'appel
Le soleil tombe comme un gros ballon et va se fracasser dans l'eau, c'est l'appel de l'ombre, la nuit va paraître.
14 juin 2009
Regarder la mer

Quand je regarde la mer je voudrais tout lui dire
Elle s'amuse à mes pieds, délicate espiègle
Recouvrant d'un miroir la surface rêche de la grève.
Quand je regarde la mer j'ai tant de choses à dire...
Que je préfère me taire, pour savourer l'instant.
13 juin 2009
Fils des vents
Une chanson de Hervé Guillemer qui commence le conte Te raconter la mer, mais qui est également parue dans le disque Escale. Une fois de plus un petit bijou de texte et de mélodie.
Je naquis il y a bien des siècles
Je suis fils de la mer et des vents
Ma mère était d'Iroise
Mes pères étaient Nordet, Noroît et Suroît.
Je suis né une nuit de tempête
Entre Molène et Ouessant
Tout là-bas au-dessus de la lande
Les femmes pleuraient aux marais de Guérande.
Marins vous m'appelez brise
Pour que je gonfle les voiles
Des sardiniers, des terre-neuvas
Thoniers de Douarnenez, d'Audierne et Fécamp.
Si quelque jour parfois
Je viens à souffler frais
Marins prenez vos ris
Je vais dire mon amour à ma douce amie.
Marins vous me maudissez
Quand je vais voir la mer d'Armorique
Restez dedans vos chaumières
Ecoutez notre amour hurler sur les rochers.
Si je me marie
A la mer d'Armorique
Je lui ferai des enfants
Il seront fils des vents Noroît et Suroît.
Ils souffleront d'Irlande
Dessus le pays breton
Ils vous apporteront
Vos Pâques irlandaises et vêpres espagnoles.
06 mars 2009
La Mer
Un poème tiré du recueil "Chants de Mer" de Pierre Osenat, publié en 1964 chez Armand Henneuse, Editeur. C'est le poème qui commence le chapitre appelé les Amants de la Mer, précédé d'une courte épigraphe.
"Poètes de la mer accordez votre lyre
La mer exige une âme et refuse des vers
Elle est source de cris, promesse de délires
Elle attend le sacré du cœur de l'Univers.
Un premier sortit de la ronde
Se dressa
Droit dans la mémoire du monde
Il récita"
Veuve tôt consolée des marins engloutis
Lasse d'avoir poussé sa houle interminable
La mer tout en frissons s'assoupit sur les sables
Où la vague a couché son corps appesanti.
Quand l'aube vers le jour roule son clapotis
La mer est neuve et lisse, étale, impénétrable
Et sereine, ayant tu sa clameur indomptable
Offre sa bouche bleue au baiser consenti.
L'embrun de tout remords a lavé mon visage
L'étrave de mon cœur ouvre un tendre sillage
Et vogue au rendez-vous donné par le soleil.
Je jette mes filets dans les eaux scintillantes
Et ramène mêlé aux algues ruisselantes
Comme un rêve oublié, un pan de ciel vermeil.
22 décembre 2008
Impressions de mer
La mer et son intense frémissement qui rappelle à l'infini que tout est mouvement, que la vie et le temps ne peuvent se suspendre. La Mort elle-même n'est certainement alors qu'un changement de perception.
16 novembre 2008
En marge du Vendée Globe…
Un texte du poète varois Gérard Pons qui met en relief la différence profonde qui peut exister entre terriens et marins, une certaine opposition entre la sécurité et l'aventure, l'investissement et la découverte.
Mais pour les marins l'apparente légèreté de la vie s'effacera bien vite dans la fureur des éléments.
J'ai trouvé que ce poème pouvait parfaitement servir d'introduction au tableau ci-contre, de Dominique Maillochon, peintre d'Argenteuil, qui s'est inspiré du Vendée Globe et à parfaitement utilisé sa technique au couteau pour recréer l'ambiance et la force de la mer en furie.
Il me héla, me proposa d’embarquer.
Le bateau balançait
entre le quai et la bouée.
Comment partir,
une main sur la charrue,
les yeux dans le soleil,
le cœur en émoi ?
Marin il n’avait
qu’un sac d’oublis et de lointains
dans lequel ne pesaient ni le passé
ni le futur.
A cet instant
nous ne partagions, le marin et moi,
que le présent.
Mais déjà, j’avais semé et j’espérais,
soucieux de ne pas indisposer le ciel.
Mes heures étaient lourdes de sens
et le poids des nuages
lestait chacun de mes pas.
Il me héla encore, me proposant d’embarquer.
C’est l’instant que saisit la pluie
pour me fixer au sol.
Sur la mer le grain fut sans effet…
Son sourire amusé fut la dernière image
que je gardais de lui
alors qu’il larguait les amarres.






















