28 octobre 2009
Voiles de bisquine
Pas compliqué de s'y retrouver dans les noms de voiles, il suffit d'avoir le bon T-shirt !
21 mars 2009
L'Hermione
Pour revenir sur le patrimoine de Rochefort, et plus particulièrement sur le chantier de l'Hermione, voici quelques photos prise il y a un an et demie. Pour en savoir plus le site de l'association est très intéressant, mais le mieux est encore d'aller découvrir de visu ce magnifique bateau, une véritable œuvre d'art.
La visite de ce chantier est un voyage à travers le temps et cela m'a fait la même impression que la visite du HMS Victory (si, si, le bateau de Nelson....), un transport vers une réalité dure que l'on a du mal à s'imaginer autrement qu'en parcourant les ponts, courbé et oppressé par le manque d'espace, mais subjugué par la beauté et la grandeur du bateau en son entier.
Et enfin, le voyage dans le temps ne serait pas complet si l'on ne rencontrait pas les métiers et les hommes.
03 novembre 2008
Palinuro
Le Palinuro porte un gréement de trois-mâts goélette.
Le
"Palinuro" actuel fut lancé en 1934 aux chantiers navals Dubigeon de
Nantes sous le nom de "Commandant Louis Richard", pour le compte de la
Société des Pêches Malouines. Il fut utilisé jusqu'au début de la
deuxième guerre mondiale au riche commerce du transport et de la pêche
au cabillaud sur les bancs de Terre-Neuve. Il est le sister ship du
"Lieutenant René-Gillon".
A
la fin de la deuxième guerre mondale, la marine italienne ayant perdu
le navire école "Cristoforo Colombo" (sister ship de "l'Amerigo
Vespucci") qui devait être confisqué par l'ex-URSS au titre des
dommages et intérêts des années de guerre, s'interrogea sur la
nécessité de continuer à entraîner ses propres
équipages sur de grands navires à voile. L'état major décida de
maintenir l'expérience de vie et l'amarinage qui se poursuivait depuis
des années sur des voiliers comme base de l'entraînement de ses
équipages.
Ce fut donc en
1950 que l'actuel navire Palinuro fut acheté par la marine italienne et
subit une longue série de travaux à l'arsenal de la Spezzia pour le
transformer en navire école pour la formation des cadets de la marine
italienne. Sa voilure d'origine fut restituée, la dunette fut
prolongée, l'intérieur transformé pour servir à sa nouvelle vocation.
Il est entré en service le 16 juin 1955.
La figure de proue représente Palinuro.
Selon la tradition mythique évoquée par le poète Virgile dans l'Enéide, Palinuro était le timonier du bateau de Enée. Pendant leur voyage vers l'Italie Neptune, le dieu de la mer, accorda une navigation sure au peuple troyen à condition que l'un des leurs fut sacrifié.
Palinuro toujours aimé et estimé par Enée pour son dévouement, sa fidélité et sa grande compétence de marin fut choisi pour payer pour le salut de tous.
Neptune envoya Morphée, le dieu du sommeil, lequel chercha à persuader Palinuro de lâcher la barre. Ne réussissant pas à convaincre Palinuro, Morphée l'endormit en l'aspergeant avec les eaux du Léthée, le fleuve de l'enfer.
Palinuro s'assoupit, fut jeté à la mer par le dieu du sommeil et, quand il aborda exténué le rivage de Lucano, il fut tué par les indigènes qui le prirent pour un monstre marin.
Son cadavre demeura non enterré.
Descendu aux enfers, Enée rencontra l'ombre de son timonier qui lui demanda une sépulture rituelle.
Les mêmes populations indigènes qui l'avaient tué, contraintes par les prodiges divins, recherchèrent et trouvèrent le cadavre, l'enterrèrent et érigèrent en son honneur un temple sur le promontoire appelé depuis le Cap Palinuro.
Déjà dans le passé plusieurs navires ont été baptisés de la sorte :
- une corvette construite en France en 1844 pour le compte de la marine de Naples,
- une goélette construite à Gênes en 1887 utilisé comme navire école,
- un remorqueur lancé à Ancone en 1929, renommé "Porto Palo" en 1941 et coulé en 1945.
Photos prises à Toulon en 2004 et histoire traduite et résumée de l'article disponible sur le site de la marine italienne.
20 août 2008
Gréément latin
Une voile latine bien ferlée sur sa vergue barrant l'image d'un trait bien fier, diagonale pour montrer le ciel et la route bleue tachetée d'écume blanche.

























