08 mai 2012

À mon cotre Le Négrier

Tristan Corbière, poète maudit, qui a si bien écrit sur la Bretagne, et dont ce poème tiré de la partie Gens de Mer du recueil Les Amours jaunes, est plein d'images profondes et de sensations qui n'existent que lorsque l'on est à la voile.

Vendu sur l’air de "Adieu, mon beau Navire !…"

    Allons file, mon cotre!
    Adieu mon Négrier.
    Va, file aux mains d’un autre
    Qui pourra te noyer…

Nous n’irons plus sur la vague lascive
    Nous gîter en fringuant!
Plus nous n’irons à la molle dérive
    Nous rouler en rêvant…

    – Adieu, rouleur de cotre,
    Roule mon Négrier,
    Sous les pieds plats de l’autre
    Que tu pourras noyer.

Va ! nous n’irons plus rouler notre bosse…
    Tu cascadais fourbu ;
Les coups de mer arrosaient notre noce,
    Dis : en avons-nous bu!…

    – Et va, noceur de cotre!
    Noce, mon Négrier!
    Que sur ton pont se vautre
    Un noceur perruquier.

…Et, tous les crins au vent, nos chaloupeuses!
    Ces vierges à sabords!
Te patinant dans nos courses mousseuses!…
    Ah! c’étaient les bons bords!…

    – Va, pourfendeur de lames,
    Pourfendre, ô Négrier !
    L’estomac à des dames
    Qui paîront leur loyer.

…Et sur le dos rapide de la houle,
    Sur le roc au dos dur,
À toc de toile allait ta coque soûle…
    – Mais toujours d’un œil sûr! –

    – Va te soûler, mon cotre :
    À crever! Négrier.
    Et montre bien à l’autre
    Qu’on savait louvoyer.

…Il faisait beau quand nous mettions en panne,
    Vent-dedans vent-dessus;
Comme on pêchait!… Va : je suis dans la panne
    Où l’on ne pêche plus.

    – La mer jolie est belle
    Et les brisans sont blancs…
    Penché, trempe ton aile
    Avec les goëlands!…

Et cingle encor de ton fin mât-de-flèche,
    Le ciel qui court au loin.
Va! qu’en glissant, l’algue profonde lèche
    Ton ventre de marsouin!

    – Va, sans moi, sans ton âme;
    Et saille de l’avant!…
    Plus ne battras ma flamme
    Qui chicanait le vent.

Que la risée enfle encor ta Fortune*
    En bandant tes agrès!
– Moi : plus d’agrès, de lest, ni de fortune…
    Ni de risée après!

    …Va-t’en, humant la brume
    Sans moi, prendre le frais,
    Sur la vague de plume…
    Va – Moi j’ai trop de frais. –

Légère encor est pour toi la rafale
    Qui frisotte la mer!
Va… – Pour moi seul, rafalé, la rafale
    Soulève un flot amer!…

    – Dans ton âme de cotre,
    Pense à ton matelot
    Quand, d’un bord ou de l’autre,
    Remontera le flot…

– Tu peux encor échouer ta carène
    Sur l’humide varech;
Mais moi j’échoue aux côtes de la gêne,
    Faute de fond – à sec –

            Roscoff. – Août.

*Large voile de beau temps

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08 janvier 2012

Les longs courriers (Roule la barrique)

Une chanson écrite et composée en 1992 (?) par Thierry Boireau et montée avec le groupe Garluche (mais qui joue maintenant avec les Rageous Gratoons) que j'ai vraiment découverte lors d'un concert donné par La Fiancée du pirate à Andernos après l'avoir entendue une première fois à Paimpol lors du concert de Cent Z'escales.
L'ambiance bien spécifique du texte et l'air au rythme enlevé de mazurka en font un petit bonheur d'écoute.
Par chance, ce soir là, Jean-Daniel Lainé le violoniste de Garluche depuis une vingtaine d'années était venu faire le boeuf, bon moment de musique et chouette duo de violons.


La fiancée du pirate - Les longs courriers... par Marcspencer


Les paroles retrouvées sur WikiTrad.

C’est sur ces quais que je suis né
C’est sur la rive où tourne la barrique
Tout près d’un navire négrier
Des quais d’Bordeaux et roule le tonneau

C’est sur ces quais que j’ai trimé
Pouss’ le baril et roule la barrique
A charger des bateaux anglais
De vins d’Bordeaux et roule le tonneau

Refrain
   Ils étaient beaux ces longs courriers
   Mais ils ne sauront jamais rien du fleuve
   Ils étaient fiers ces mariniers
   Lorsqu’ils remontaient sur le Mascaret

C’est sur ces quais qu’on a dansé
Avec les filles autour de la barrique
En gueulant des chants de virées
A coup d’Bordeaux et roule le tonneau

C’est sur ces quais que j’ai rêvé
D’un beau navire et tourne la barrique
Et qu’un matin j’ai embarqué
Quitté Bordeaux et roule le tonneau

Refrain

Sur toutes les mers j’ai bourlingué
De l’Atlantique jusqu’au Pacifique
Entre les calmes et les grands frets
J’étais matelot sur la Marie-Margot

Dans bien des ports je suis allé
Dans toutes les bouches des côtes des Amériques
De Trinidad aux Feroë
Valparaiso et retour à Bordeaux

Refrain

C’est sur ces quais que je suis né
C’est sur la rive au milieu des barriques
Tout près d’un navire négrier
Des quais d’Bordeaux et roule le tonneau

C’est sur quais que j’m’éteindrai
Froid com’ ma pipe tout contre une barrique
Bien enroulé dans un hunier
Adieu Bordeaux tes filles et tes bateaux

Refrain

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26 novembre 2011

La complainte du Corsaire

Une chanson écrite par Henri Contet et composée par André Grassi en 1946, pour Lys Gauty qui a interpété plusieurs chansons sur des thèmes maritimes dont Valparaiso, le bistrot du port (que l'on retrouve sur la compilation Ecume de Mer), la fiancée du pirate,  les marins de Surcouf, ... et la chanson de l'Atalante, le chaland qui passe.

Refrain
  Où es-tu camarade, où es-tu ?
  En prison, et le ciel pur dessus
  Que fais-tu camarade, que fais-tu ?
  Un corsaire fait toujours un pendu !

Tous feux éteints, tambour battant
C'est aujourd'hui que l'on me pend
Et voilà ma dernière escale
Je n'irai plus dessus la mer
Mais j'entrerai dans mon enfer
En bousculant cent mille étoiles.

Ce que j'ai fait ? Dieu seul le sait
Je n'étais pas aussi mauvais
Que le bourreau qui va me pendre
J'aimais chanter, oh hisse et oh
J'aimais aussi mon grand bateau
Qui savait si bien me comprendre.

Refrain

J'en ai passé, des nuits d'amour
Chacun pour soi, chacun son tour
Nous fallait bien notre pitance
Mais pas un coeur ne va pleurer
Quand je serai mort, enterré
Tout seul au pied de ma potence.

Le vent de mer nous a trahis,
Nous a fait voir de beaux pays
Et puis voilà où nous en sommes
Le vent de mer est un menteur
Les braves gens n'ont pas de coeur
Et le corsaire est un pauvre homme.

Refrain

J'ai retrouvé la partition chez un bouquiniste.

IMG_2594

On peut écouter la chanson dans l'interprétation de Lys Gauty ici (vidéo non intégrable composée de photos de la vedette d'après guerre) et regarder le "clip" (je me demande comment on appelait cela à l'époque ?) d'Armand Mestral.

 

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25 novembre 2011

Oh mon bateau

Une chanson parodique qui tire son inspiration des grands ténors tels que Tino Rossi ou Luis Mariano, interprétée par Eric Morena, écrite par Robin Katz, Patrick Fierry Fraillon, et composée par Alexandre Desplat en 1987.

Sur la route qui nous mène
Loin du monde et des problèmes
Je fuis (il fuit)
Comme la gazelle aimable
Aux grands cils de velours
Je bondis de vague en vague
Les mouettes me crient leur bonjour (bonjour)

Refrain
   Oh mon bateau
   Tu es le plus beau des bateaux
   Et tu me guides sur les flots
   Vers ce qu'il y a de plus beau
   Tu es le plus beau des bateaux

Bravant toutes les tempêtes
Sifflant comme une alouette
Je vole (il vole)
Vers de fabuleux rivages
Où je serai bientôt roi
J'entends des rythmes sauvages
Les algues dansent autour de moi (Hop là)

Nu sous le ciel étoilé
Les voiles gonflées de bonheur
Les poissons chantent en coeur
Les crevettes (les crevettes)
Me crient olé, (olé) olé

Le clip hilarant en version karaoké, dans lequel Gérard Jugnot (?) joue un petit rôle...

 

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21 novembre 2011

La bernique et le turbot

Une chanson transmise par tradition orale, dont les paroles sont très probablement de Robert Joubin (1924-1982) de la troupe brestoise "Les comédiens chantants", un pastiche sur l'air de "Mon amant de Saint Jean" composée par Emile Carrara en 1945 qu'il est très facile d'adapter avec le nom de sa ville préférée, comme Pordic, Pornic, Binic, Hoedic...

Ah qu’ c’est triste et plaignons le destin
Des poissons c’est certain-ain
Les poissons quand ils ont l’coeur atteint
Ne peuv'nt pas noyer leur chagrin.

Ecoutez l’histoire aquatique
D’un turbot et d’une bernique
A qu’elle l’aimait, son turbot coquet
Lui qui jamais ne turbinait.

La pauvre berniqu'
Car c’était elle qui lui gagnait son fric
Au turbot si beau
Au turbot qui faisait l’maqu'reau


Alors qu'lle faisait le trottoir
Sur la plag' un beau soi-r
Prés d’elle un bigorneau vint s’asseoir
Qui lui murmura plein d’espoir :

Je suis pincé pour ta coquille
Si mèr' veut d’toi pour bell’ fille
Nous nous marierons tontaine et tonton
Justement tonton est un thon.

La pauvre berniqu'
En oublia son turbot de Binic
Qui en vrai maqu’reau
A bigorné le bigorneau


Ce n’était plus un très grand secret,
Le turbot la trompai-ait
Il se mit à aimer une raie
Pour la façon dont ell' s’coiffait.

A cet indigent la bernique
Fit une scèn' pathétique
Et même un beau soir, qu’il allait la voir
Elle lui mit la raie au beurr' noir.

Le turbot d’Binic
Il la bernait cette pauvre berniqu'
Il lui dit plaintif
Qu’la raie c'était facultatif


La bernique ayant le coeur bien gros
La bernique de Binic
Sous la douleur succomba bientôt
On l'ensabla sous l' sable chaud.

Le turbot fut seul sans sa berniqu'
Comme il connaissait la musiqu'
Il trouva bientôt, pour faire son boulot
Un' sole qu’il mit sur le dos.

Le turbot d’Binic
Avec sa sol' coul' des jours magnifiqu's
Et l’soir au dodo
Sur son banjo, joue sol mi do.

Merci à Martine Balapapa, marraine des Loups de mer de Plougonvelin de m'avoir mis sur la piste de l'auteur.

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18 novembre 2011

Je ne crois pas ça

Une chanson traditionnelle très intéressante découverte lors d'un concert de La Bricole à l'occasion de la 19ème fête du Hareng Roi à Etaples sur Mer. J'ai compilé la version chantée avec celle que l'on trouve sur le site Coriolis comme chanson de La Royale.

Les matelots maintenant ont d'la chance
Sont bien tombés à bord du bâtiment
Du bon, du pain, du vin en abondance
Aujourd'hui on n'parle plus de retranchement
On ne leur fait plus aucune misère
Menottes et fers, cachot et caetera
Tranquillement on peut fumer sa pipe
Je crois en Dieu mais je ne crois pas ça (bis)

Laver le pont ce n’est qu’une habitude
Surtout l’hiver quand il fait moindre froid
Le branle-bas se fera à huit heures
Et le clairon ne nous réveillera pas
Pour déjeuner on jouera d’la musique
Et quand Jean Bouin boira un coup d’tafia
On lui jouera un air de république
Je crois en Dieu mais je ne crois pas ça (bis)

Les canoteurs quand nous irons à terre
Rassemblons-nous dans les embarcations
Arrivés à bord bien fatigués de terre
Sans avoir eu la moindre punition
Les punitions à bord sont interdites
Dans les prisons jamais nous n’irons plus
Allons marin que veux-tu davantage
Je crois en Dieu mais je ne crois pas ça (bis)

Les cambusiers n’auront plus d’bénéfices
Faudra donner la double à chaque ration
Et les marins ne f’ront plus d’exercices
En remerciant le vieux Napoléon
Les canons sont mis dans la soute à voile
On les trouv'ra qu’au moment du danger
Et les fusils s'ront foutus dans la cale
Je crois en Dieu mais je ne crois pas ça (bis)

Il est venu un ordre du Ministère
Faudra donner une femme à chaque marin
Pour diriger toutes leurs petites affaires
Pour les laver et les r'coudre au besoin
A condition qu’on leur apprenne la nage
Le même hamac servira pour les deux
Allons marin que veux-tu davantage
Je crois en Dieu mais je ne crois pas ça (bis)


La Bricole - Je ne crois pas ça par Marcspencer

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03 novembre 2011

L'albatros

Albatros

Un poème très connu, tiré de la section Spleen et Idéal dans les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. A cette époque la marine à voile était reine et la chasse à l'albatros servait d'exutoire aux souffrances et aux peurs des équipages.

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poëte est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Albatros-1

Ce poème a été mis en musique par Léo Ferré en 1967.

Nota : cet albatros est celui d'Océanopolis, il est également possible de se rendre compte de l'envergure de cet oiseau au musée des Cap Horniers à la Tour Solidor à Saint-Servan (article sympa ici).

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23 octobre 2011

Santiano

Le célèbre tube de Hugues Auffray, qui est une adaptation d'un shanty traditionnel réalisée par Jacques Planté et arrangée par David L. Fisher, revient sur nos ondes et sur les écrans des télés, mais elle n'a jamais vraiment quitté le répertoire des nombreux groupes de chants de marins. Voici une interprétaion donnée par Stetrice enregistrée ce 13 août à Paimpol et reprise en coeur par tous les spectateurs.


Stetrice_Santiano par Marcspencer

C'est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau, hisse et oh, Santiano !
Dix huit nœuds, quatre cents tonneaux, je suis fier d'y être matelot.

Refrain
  Tiens bon la vague et tiens bon le vent, hisse et oh, Santiano !
  Si Dieu veut toujours droit devant, nous irons jusqu'à San Francisco.

Je pars pour de longs mois en laissant Margot, hisse et oh, Santiano !
D'y penser j'avais le cœur gros, en doublant les feux de Saint-Malo.

Refrain

On prétend que là-bas l'argent coule à flots, hisse et oh, Santiano !
On trouve l'or au fond des ruisseaux, j'en ramènerai plusieurs lingots

Refrain

Un jour, je reviendrai chargé de cadeaux, hisse et oh, Santiano !
Au pays, j'irai voir Margot, à son doigt, je passerai l'anneau.

Refrain final
  Tiens bon le cap et tiens bon le flot, hisse et oh, Santiano !
  Sur la mer qui fait le gros dos, nous irons jusqu'à San Francisco.

Couplets et refrains :
Lam Do Sol Lam Sol
Rém Sol Mim Lam Sol Lam

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21 octobre 2011

Penn Sardin

Une chanson écrite par Claude Michel et composée par Jean-Pierre Dovilliers, parue sur l'album "Toi mon accordéon" et qui raconte la célèbre grève des sardinières de l'usine Carnaud en 1924, symbole de la prise d'autonomie et de l'engagement des femmes, symbole de l'histoire du Finistère (Article 1 - Article 2).

Il fait encore nuit, elles sortent et frissonnent,                                           
Le bruit de leurs pas dans la rue résonne.

Refrain :
  Écoutez l' bruit d' leurs sabots
  Voilà les ouvrières d'usine,
  Écoutez l' bruit d' leurs sabots
  Voilà qu'arrivent les Penn Sardin.
 
À dix ou douze ans, sont encore gamines
Mais déjà pourtant elles entrent à l'usine.

Refrain

Du matin au soir nettoient les sardines
Et puis les font frire dans de grandes bassines.

Refrain

Tant qu'il y a du poisson, il faut bien s'y faire
Il faut travailler, il n'y a pas d'horaires.

Refrain

À bout de fatigue, pour n' pas s'endormir
Elles chantent en chœur, il faut bien tenir.

Refrain

Malgré leur travail, n'ont guère de salaire
Et bien trop souvent vivent dans la misère.

Refrain

Un jour toutes ensemble ces femmes se lèvent
À plusieurs milliers se mettent en grève.

Refrain :
  Écoutez claquer leurs sabots
  Écoutez gronder leur colère,
  Écoutez claquer leurs sabots
  C'est la grève des sardinières.

Après six semaines toutes les sardinières
Ont gagné respect et meilleur salaire.

Refrain

Dans la ville rouge, on est solidaire
Et de leur victoire les femmes sont fières.

Refrain

À Douarnenez et depuis ce temps
Rien ne sera plus jamais comme avant.

Refrain
  Ecoutez l'bruit d'leurs sabots
  C'en est fini de leur colère,
  Ecoutez l'bruit d'leurs sabots
  C'est la victoire des sardinières.

Et pour terminer un choix d'accords :
  Couplets
    Mim Ré Mim Ré Mim
  Refrains
    Sol Ré Sim Sol Mim Ré Sim Mim

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29 septembre 2011

Femmes de marins

En écrivant le billet sur l'album éponyme du groupe Cabestan, je me suis dit que cette chanson entraînante, écrite et composée par Christian Desnos manquait dans la liste des textes publiés ici.
Le thème des femmes qui s'émancipent, puis travaillent à la conserverie et ont le courage de défendre leurs droits est aussi traité la chanson "Les Penn Sardin", nettement plus combative.

Refrain
  On les app’lait femmes de chagrin
  Du temps de leur grand-mère   
  Aujourd’hui gronde la colère
  Des femmes de marins

Il y eut le temps des femmes soumises
Elevant leur famille, lonla,
Elevant leur famille (bis)
Qui attendaient, tristes, indécises     
Le retour du navire, lonla,
Le retour du navire (bis)

Refrain

Puis vinrent les conserveries
Le travail à la chaîne, lonla,
Le travail à la chaîne (bis)
Il fallait pour gagner sa vie
Ne pas pleurer sa peine, lonla,
Ne pas pleurer sa peine (bis)

Refrain

Quand arrivèrent les machines
Et les temps de chômage, lonla,
Et les temps de chômage (bis)
Elles firent grève dans les usines
Déjà femmes de courage, lonla,
Déjà femmes de courage (bis)

Refrain

Maint’nant quand les hommes sont en mer
Elles s’occupent des affaires, lonla,
Elles s’occupent des affaires (bis)
Pour affronter les C. R. S.
Elles sont pas les dernières, lonla,
Elles sont pas les dernières (bis)

Refrain

Pour finir, une suite d'accords possibles :
Refrain
Do - Rém - Fa - Sol - Do
Do - Rém - Fa - Do - Rém - Fa - Sol - Do
Couplet
Do - Fa - Do - Sol - Fa - Sol - Do

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